lundi 31 août 2026 Lyon & métropole

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Scandale à Lyon : 500 tonnes de gaz cancérigène relâchées dans l’atmosphère par Kem One

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Une pollution inquiétante dans la Vallée de la chimie

La plateforme industrielle de Saint-Fons, située au sud de Lyon, fait actuellement l’objet d’une controverse importante suite à la révélation d’émissions massives de chlorure de vinyle monomère (CVM). Ce gaz cancérigène, utilisé dans la fabrication de PVC, aurait été libéré dans l’atmosphère à hauteur de 500 tonnes sur une période de 21 ans, selon une enquête menée par le média indépendant Médiacités.

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Des niveaux de pollution alarmants

Cette enquête a mis en lumière des concentrations de CVM qui atteignent jusqu’à 368 µg/m³ à proximité des habitations, un chiffre alarmant comparé aux normes de non-exposition, qui tournent autour de 0,01 µg/m³. De telles émissions posent un risque significatif pour la santé des riverains, déjà identifiés dans des études sanitaires réalisées en 2017. Les niveaux mesurés dans certaines maisons ont dépassé 15,5 µg/m³, bien au-delà des recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui fixe la limite d’exposition à 10 µg/m³.

Un contexte de méfiance envers l’industrie

Cette situation intervient après des controverses récentes sur d’autres polluants, comme les PFAS, et a suscité des interrogations auprès des élus locaux. Christian Duchêne, le maire de Saint-Fons, a exprimé son inquiétude et a demandé des éclaircissements sur les impacts sanitaires potentiels, notamment en relation avec les cas de cancers du foie signalés dans sa commune.

Des mesures insuffisantes ?

Kem One, le propriétaire du site, a affirmé avoir investi pour réduire les émissions, mais en 2024, l’usine a tout de même encore rejeté 20,3 tonnes de CVM, frôlant la limite de sécurité fixée par la préfecture. Les risques sanitaires et l’absence de transparence sur les effets à long terme de ces émissions soulèvent des questions cruciales sur la réglementation environnementale et la protection des citoyens.

Alors que les autorités locales attendent une mise à jour des études de risques sanitaires, la nécessité de repenser la gestion des polluants industriels semble plus pressante que jamais.