Enquête judiciaire à Lyon suite à la mort de Quentin
Les gardes à vue des 11 suspects interpellés dans le cadre de l’enquête sur la mort de Quentin Deranque à Lyon prennent fin ce jeudi. Après l’audition de témoins, l’exploitation de vidéos et de téléphonie, les enquêteurs ont identifié plusieurs suspects, dont huit hommes et trois femmes, issus notamment de proches de Raphaël Arnault, député LFI et fondateur de la Jeune Garde, groupe d’ultragauche. Certains des suspects possèdent des fiches S, indiquant une potentielle dangerosité pour la sécurité nationale.
Sommaire
- Enquête judiciaire à Lyon suite à la mort de Quentin
- Reconnaissance de violences par un assistant LFI
- Appel au calme des familles et contexte politique
Reconnaissance de violences par un assistant LFI
Parmi les suspects, l’assistant parlementaire Jacques-Élie Favrot a reconnu avoir participé à des violences lors de l’agression de Quentin le 12 février, à Lyon. Son avocat précise qu’il déplore ces violences mais nie être responsable du meurtre. La situation judiciaire se complique avec des accusations d’homicide volontaire, de violences aggravées et d’association de malfaiteurs contre sept des suspects.
Appel au calme des familles et contexte politique
Les parents de Quentin, le jeune militant de 23 ans décédé suite à une agression encagoulée lors d’une conférence, ont appelé à la retenue politique. Ils ont insisté sur leur opposition à toute forme de violence politique et ont demandé de ne pas enflammer davantage le débat, même si les tensions persistent. Par ailleurs, une marche d’hommage à Lyon, espérée à 2000-3000 personnes, est en phase d’évaluation par les autorités, afin d’éviter tout risque sécuritaire, indique la préfecture du Rhône.
