Un début de campagne marqué par la polémique à Lyon
Le lancement officiel de la candidature de Jean-Michel Aulas aux élections municipales de Lyon a rapidement fait monter la tension. Annoncée lors du conseil municipal, cette déclaration a suscité une réaction immédiate de la majorité écologiste, notamment par la voix du maire Grégory Doucet. Ce dernier a rappelé que chaque acte de campagne doit se faire dans le cadre du respect des règles, et a dénoncé l’utilisation des moyens municipaux à des fins électorales, ce qui pourrait entraîner l’invalidation des comptes de campagne, selon ses propos.
Sommaire
- Un début de campagne marqué par la polémique à Lyon
- Une controverse nourrie par la polémique sur les sondages
- Une campagne sous haute tension avant le premier meeting
Les tensions se sont accentuées avec la diffusion de courriers d’avocats. Jean-Michel Aulas a en effet envoyé une mise en demeure à un sénateur écologiste, Thomas Dossus, et au président de la métropole Bruno Bernard, accusant ces derniers d’avoir payé des sondages via la holding familiale Holnest, en violation du code électoral, ce que l’élu écologiste a contesté. Il a souligné que ces études n’auraient pas été commandées par Aulas, mais par sa société, ce qui soulève des questions sur la légalité de ce financement.
Une controverse nourrie par la polémique sur les sondages
Ce sujet a été mis en lumière par la réaction du clan d’Aulas, qui a affirmé que les sondages avaient été payés sur ses fonds personnels et que leur rémunération ne posait pas de problème juridique. Cependant, cela n’a pas empêché l’opposition et certains acteurs politiques de qualifier ces accusations de diffamatoires, et d’interpeller la légitimité des méthodes de campagne de l’ancien président de l’Olympique Lyonnais.
Le contexte lyonnais est également marqué par un dualisme politique, face à une alliance entre la droite et le centre menée par Aulas, et une majorité écologiste critique de cette union, ainsi que de la stratégie de communication employée depuis l’annonce de la candidature. La campagne s’annonce donc très conflictuelle, avec une ambiance qui pourrait devenir explosive dans les semaines à venir.
Une campagne sous haute tension avant le premier meeting
Alors que Jean-Michel Aulas s’est déjà engagé à rencontrer les habitants pour bâtir un programme basé sur la société civile, sa campagne s’enlise dans une logique d’affrontements, entre accusations, mises en demeure et rivalités avec la majorité écologiste. La première grande mobilisation aura lieu lors de son meeting prévu dans le quartier de la Confluence, ce vendredi soir, sous le signe d’un début de campagne marqué par des tensions accrues et une rivalité politique féroce à Lyon.