Une inhumation sans contact préalable à Lyon
Une Lyonnaise de 51 ans, nommée Marjolaine, a été inhumée le 14 avril dernier au cimetière de la Croix-Rousse, dans l’anonymat, en présence du Collectif des Morts sans Toi(t). Décédée à l’hôpital, elle vivait seule et n’avait laissé aucun contact, ni dans son dossier médical ni auprès de sa famille, pour indiquer ses proches à prévenir. La situation, bien que rare, n’est pas exceptionnelle selon la directrice des cimetières de la Ville de Lyon, Carole Migliore, qui souligne que ces cas arrivent en dehors des situations classiques où des proches se manifestent rapidement.
Sommaire
- Une inhumation sans contact préalable à Lyon
- Une famille informée deux mois plus tard
- Le travail délicat des services municipaux
Une famille informée deux mois plus tard
Ce n’est qu’après coup, via les réseaux sociaux, que la famille de Marjolaine a appris le décès de leur proche. La famille, composée de Mina, Michèle et Jean, a exprimé son incompréhension face aux circonstances de cette inhumation. La situation a soulevé un débat sur la gestion des personnes isolées, et la difficulté pour les services municipaux de retrouver des proches dans ces cas exceptionnels. Sur 163 dossiers traités par la Ville de Lyon cette année, seulement 15 concernent des personnes sans ressources ou sans lien, pour lesquelles aucun contact n’a pu être établi.
Le travail délicat des services municipaux
Carole Migliore a expliqué que ces occurrences sont des « cas pour lesquels nous n’avons trouvé personne ou trouvé des gens qui ne voulaient pas se déplacer ». Elle insiste également sur le travail d’équilibriste que ses équipes doivent réaliser pour gérer ces situations, souvent complexes, sans marginaliser ni laisser dans l’ombre des personnes démunies ou isolées. L’intervention du Collectif des Morts sans Toi(t) a permis d’assurer une dignité lors de l’inhumation dans ce contexte difficile, même si les proches ne sont avertis qu’après coup.
