Travailler sur ses phobies : mon vertige

In Sport by Vanessa3 Comments

Aujourd’hui je vous parle d’un sujet un peu particulier ! Avec le thème de juillet « Sortir de sa zone de confort« , j’ai automatiquement eu envie de me confronter à mes phobies et en particulier à ma peur du vide. Si je peux être sur une terrasse au dernier étage sans sourciller, grimper à une échelle me terrifie, et j’ai des sueurs froides rien qu’en montant sur un tabouret pour attraper quelque chose dans le placard du haut (je me contente d’ailleurs souvent d’appeler à l’aide mon copain et son mètre 95 pour éviter de ressentir l’angoisse). Bref j’en suis à un point où je trouve cette phobie complètement ridicule et que comme tout est dans la tête, j’ai appelé mon copain à l’aide. Pas pour profiter de ses longs bras cette fois ci, mais pour m’accompagner faire de l’accrobranche !

Autant inclure cette épreuve dans un week end sympa ! Nous voilà sur la route de l’Isère, pour aller se rafraîchir sur les rives du lac de Monteynard, un lac superbe d’un bleu turquoise impressionnant ! Et quitte à sortir de sa zone de confort, autant faire les choses à fond : c’est camping ! Première nuit sous la pluie et sur un matelas mal gonflé… je suis carrément en train de piétiner ma zone de confort!!

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Passé les douleurs dans le dos et l’épreuve de traverser le camping avec son papier toilette sous le bras, la vue vaut bien ces petits sacrifices ! Il n’y a qu’à sortir de la tente pour avoir les pieds dans l’eau.

Nous voici en route pour l’Air Park de Laffrey. Nous avons choisi ce site parce qu’il est lui aussi au bord d’un lac et promet une tyrolienne à 20 mètres au dessus de l’eau… on a dit qu’on ne faisait pas les choses à moitié ! J’ai mon baudrier serré au max et la guide nous explique les procédures de sécurité sur un micro parcours à quelques centimètres du sol. Jusqu’ici tout va bien.

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Nous nous dirigeons ensuite vers le parcours le plus facile, et la guide nous suggère de passer directement à celui du dessus, que le premier est pour les enfants et que nous allons nous embêter. Ok. Le second commence par une échelle (génial) et arrivé en haut il faut marcher sur un fil. Oui oui oui. On est déjà à 3,5 mètres du sol et je sens les larmes monter. Je me demande bien pourquoi je suis là alors que je pourrais être en train de nager dans mon lac turquoise!!! Un peu paralysée je décide de redescendre pour faire d’abord celui des enfants, à seulement 1m50 de hauteur. C’est parti pour 30 minutes de sueurs froides ! Ce qui est très difficile à gérer quand on a le vertige et qu’on fait de l’accrobranche c’est que rien n’est stable : il faut marcher sur des fils qui bougent selon notre position, traverser des ponts suspendus, grimper dans des toiles d’araignées. Bref : tout ce que je déteste. Et ce parcours a beau être pour les enfants, il n’en est pas plus rassurant !

Pour gérer mon stress, je me concentre sur deux choses : ma respiration (merci les cours de yoga) et les procédures de sécurité pour fixer les mousquetons à chaque mouvement (ça me rassure de me savoir bien attachée, je me répète en boucle les mots d’explication de la guide).

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Je termine ce premier parcours non sans une certaine fierté ! Maintenant… il faut passer au parcours suivant ! Tyroliennes, ponts suspendus, échelles en tissu, balançoires…c’est reparti ! J’avoue que par moments j’ai juste envie d’éclater en sanglots et de redescendre me rouler en boule par terre (ou presque). Pour être honnête, j’ai détesté faire ces parcours. Je n’y ai vraiment pris aucun plaisir, je l’ai pris comme un (très) mauvais moment à passer, un moment où il faut se montrer courageux en attendant patiemment la fin : un peu comme un rendez-vous chez le dentiste !

A la fin de ce second parcours j’étais hyper fière de moi et aussi complètement épuisée. C’était enfin l’heure du déjeuner ! Après un petit pique nique à l’ombre, je grimpe au début du troisième circuit. 5 mètres au dessus du sol. Et là je fonds en larmes, c’est trop, trop de fatigue, d’émotions, je suis arrivée au bout de ce que je pouvais faire pour la journée. Je sais que si je passe la première épreuve, je suis repartie pour 40 minutes affreuses (c’est un peu comme dans un grand 8 : une fois commencé on ne peut pas descendre pendant le tour !). Je décide de redescendre, de me concentrer sur ce que j’ai déjà accompli, d’y voir plein de choses positives et de ne pas aller trop loin. J’ai peur de me dégoûter à vie de l’accrobranche et de perdre tous les bénéfices des deux parcours réussis. (Mon copain me dira plus tard que j’ai bien fait et que la suite était très périlleuse, même pour lui)

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La guide me conseille de quand même faire le parcours de tyroliennes. 20 mètres au dessus de l’eau, il faut arriver à se lancer, mais une fois en l’air l’avantage c’est qu’on a pas le vertige ! J’accroche ma poulie, je suis bien fébrile en regardant le vide et puis, après une grande inspiration : je me lance ! C’est parti pour un circuit de 6 tyroliennes, la vue est superbe, les sensations au top, je termine cette session accrobranche sur une note plus que positive.

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Le lendemain, direction les passerelles himalayennes au dessus du lac. En arrivant dans la région j’avais dit à mon copain : NO WAY. Et puis finalement, ce matin, je m’en sens capable. Je veux terminer le week end avec une dernière épreuve ! Le pont est long de 200 mètres et il va falloir le traverser aller/retour.

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On est à 85 mètres au dessus de l’eau et oui, un pont suspendu ça bouge. Les premiers pas sont un peu difficiles, je tremble, j’ai du mal à respirer, je ne lâche pas la rambarde de sécurité ! Et puis j’y vais, je regarde droit devant moi, et arrivée au centre du pont je m’arrête même pour regarder le lac sous mes pieds. L’aller est plus simple que le retour : quand je m’élance, nous sommes seuls sur le pont, puis d’autres touristes nous ont vite rejoint, et plus on est nombreux, plus le pont bouge !

Ouf, l’aller/retour est terminé. J’ai transpiré à grosses gouttes, je suis en nage mais c’est FAIT.

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Alors l’idée de prendre un week end pour faire que des choses qu’on déteste peut sembler plus qu’étrange, mais c’est sans doute un de mes meilleurs souvenirs de l’année. Je suis rentrée à Lyon pleine d’énergie, une confiance en moi gonflée à bloc et cette impression que rien ne pouvait me résister ! Je compte bien continuer à écraser ma zone de confort, à constamment me mettre à l’épreuve, et à travailler petit à petit sur mes (nombreuses) phobies. Et depuis que je suis rentrée, quand j’ai besoin de farine : je monte toute seule sur le tabouret !

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