jeudi 15 octobre 2026Lyon & métropole

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SNCF lance un TGV Lyon-Bordeaux via l’Île-de-France, opposition régionale au massif central

sncf lance un tgv lyon bordeaux via l’Île de france, opposition régionale au massif central

Une ligne TGV Lyon-Bordeaux au détriment du Massif central

La SNCF a annoncé officiellement la mise en service en 2027 d’une nouvelle liaison TGV Lyon-Bordeaux passant par l’Île-de-France, en contournant le Massif central. Ce projet, présenté comme une réponse à la demande des voyageurs, suscite une vive opposition locale, notamment dans la région Auvergne-Rhône-Alpes. La liaison Intercités Lyon-Québec, interrompue en 2014, sera remplacée par cette nouvelle ligne low-cost Ouigo, avec des arrêts à Massy, Saint-Pierre-des-Corps, Poitiers et Angoulême. Selon la SNCF, cette ligne doit permettre d’augmenter la capacité et le nombre de voyageurs sur le réseau, avec une croissance prévue de 30 % d’ici 2030, grâce à une flotte renouvelée et agrandie (Libération, 27 novembre 2025).

Ce choix de contourner le Massif central ne fait pas l’unanimité. Le maire de Vichy, Frédéric Aguilera, a exprimé son incompréhension face à cette stratégie, estimant qu’elle prive la région d’un accès direct au réseau à grande vitesse. La région Auvergne, qui espérait un train Intercités Lyon-Bordeaux passant par l’Auvergne et le Limousin depuis la fin de la liaison en 2014, se sent abandonnée. La région, déjà fragilisée par une mauvaise desserte ferroviaire, voit dans cette décision une nouvelle injustice, d’après La Montagne, underlining le sentiment d’être laissé pour compte.

Les critiques s’étendent également aux responsables économiques. Florent Menegaux, PDG de Michelin basé à Clermont-Ferrand, a dénoncé dans une audition la mauvaise qualité de la desserte régionale, qualifiée de « tiers-monde ferroviaire ». Certains estiment que cette ligne Lyon-Bordeaux ne répond pas aux besoins des territoires ruraux et du bassin du Massif central, qui réclament un renforcement des lignes existantes ou le développement de nouvelles orientations pour une meilleure connectivité (Libération, 27 novembre 2025).

Alors que le président de la SNCF, Jean Castex, soutient la priorité de développer cette nouvelle liaison, il reconnaît par ailleurs les difficultés persistantes du réseau régional, notamment la ligne Paris-Clermont, souvent victime de pannes et de retards. La région Auvergne-Rhône-Alpes, avec ses élus et le collectif Aurail, appelle à une mobilisation pour préserver la transversalité des transports et réclame une réflexion sur le maintien de lignes interrégionales. La question reste en suspens quant à la réelle volonté de l’État d’investir dans un transport régional qui favorise le raccordement et l’équilibre territorial (Libération, 27 novembre 2025).