Paroles de mamans lyonnaises !

A l’annonce d’une grossesse, les questions jaillissent et les remises en question arrivent vite dans la tête des futures mamans. Vie pro, vie perso, estime de soi… Tout y passe entraînant parfois de profonds changements. Nous avons demandé à 3 jeunes mamans lyonnaises de nous raconter quelles étaient leurs attentes, leurs craintes à l’approche de ce nouveau rôle. Et comment tout s’est passé en réalité. Elles témoignent

Aline, maman de Liam, 2 ans
« J’avais peur qu’il ne m’aime pas » 

J’ai longtemps cru que j’aurais des enfants très jeune, et puis finalement j’ai attendu mon mec et mes 33 ans. Je n’ai jamais été stressée à l’idée de devenir maman, au contraire même, j’avais hâte, c’est dans mes tripes. Mon métier dans la petite enfance m’a aidée à être à l’aise dans ce rôle, mon caractère aussi je pense.
Avant qu’il soit là, j’avais peur qu’il ne m’aime pas, et de ne pas savoir l’aimer. Ça peut paraître insensé ! Je pensais beaucoup au baby-blues, et je peux dire, au bout de 2 ans, que j’ai eu la chance de ne pas y être confrontée. Je l’ai aimé à la minute où on me la posé sur moi, sans me poser de questions. Un bonheur mêlé à la trouille d’avoir l’énorme responsabilité de ce petit être humain, à garder en bonne santé, heureux et à élever du mieux possible. Et puis cette crainte a fini par passer, j’ai relativisé assez vite finalement. Il faut se laisser porter.
En ce qui concerne l’éducation, je laisse beaucoup parler mon instinct. Le seul conseil que je me répète à moi-même, à mon conjoint, ou aux personnes que ça peut intéresser, c’est :
« Mets-toi à sa place » ça m’aide ABSOLUMENT pour TOUT, tout le temps : faire preuve de bienveillance, de patience. « Lâcher prise » également, se demander si c’est vraiment important de lui dire « non » à ce moment précis, laisser faire si la sécurité ne rentre pas en jeu.
Moins se prendre la tête, tout simplement, et ne jamais douter de ses choix.

Armelle, maman de Sol, 2 ans et 4 mois
« Devenir mère, ma renaissance… »

Le début de ma grossesse fut l’amorce de plusieurs transformations pour moi. Transformation physique que mon compagnon et moi regardions grossir d’un œil amoureux et patient, transformation psychologique car ma grossesse m’a plongé dans un état de bonheur et de sérénité. Transformation professionnelle aussi ! J’étais couturière en industrie, je travaillais sans entrain dans un cadre difficile. Quand j’ai appris que j’étais enceinte je me suis très vite posé une question : quelle image veux-tu renvoyer à ton enfant ? Et il était clair que je ne voulais pas être une maman ouvrière à l’usine (bien que j’ai beaucoup de respect pour la condition ouvrière).

Étant musicienne depuis mes 6 ans, j’avais depuis quelques années dans le coin de ma tête l’envie de suivre une formation de musicien intervenant dans les écoles. Le test d’entrée se déroulait un mois et demi après mon accouchement.

Ma grossesse s’est déroulé avec beaucoup de fatigue sur mon lieu de travail que j’ai quitté à mon 6ème mois de grossesse, soulagement. Sol est arrivé le 4 Février 2017 et un mois et demi après sa naissance, je passais donc le test d’entrée au CFMI (centre de formation des musiciens intervenants). Au 7ème mois de Sol, j’ai repris mes études et me voici aujourd’hui, 2 ans plus tard, diplômée, musicienne professionnelle et professeure de musique.

Il faut quand même avouer que la vie de maman et d’étudiante a été très éprouvante, avec la sensation parfois de n’être impliquée entièrement ni dans une fonction, ni dans l’autre.

Des rêves pendant longtemps refoulés, ont enfin trouvé la force d’éclore grâce à la venue de cet enfant. J’ai l’honneur de guider ce petit bout d’homme vers l’autonomie et bien plus encore. Nous cheminons côte à côte pour des années à venir. C’est comme ça que je le vois depuis le début : il n’est pas au centre de ma vie mais sur une parallèle avec un lien à son départ.

Aurélie, maman d’Elza, 21 mois
« Devenir maman a marqué une réconciliation personnelle »

L’annonce de ma grossesse a provoqué un changement immédiat en moi : pour la première fois, je me sentais femme !

J’étais sereine et j’avais confiance. Au début, je ne sentais pas forcement le besoin de dévorer des livres et de m’informer sans cesse sur le sujet… Mais je savais qu’il fallait que je change avec l’arrivée du bébé. Je ne pouvais plus être la maman de tout le monde ! Celle qui ne sait pas dire non, celle qui est trop souvent trop gentille. J’avais peur de ne pas avoir d’autorité et de contrôle sur mon enfant. Je pensais qu’il allait falloir m’affirmer dans mon rôle de parent, dans le sens dur et stricte du terme.

Et puis il y a eu le dernier mois de grossesse, celui où je me suis enfin posée. C’est à ce moment là que j’ai commencé à réfléchir sur mon rôle de maman. J’ai compris que je voulais être différente et incarner mon nouveau rôle avec plus de maturité et moins d’émotivité. J‘ai commencé à m’informer, à lire sur la parentalitéLe fil de mes lectures a permis de me réconcilier avec mon côté maternant tout en m’apportant la confiance dans mes choix pour l’éducation de ma fille.

On devient une maman différente à chaque nouvelle acquisition. On s’adapte à notre enfant. Par dessus la sécurité, les soins et l’amour vient se greffer l’éducation. Celle qui nous fait tout revoir, celle qui chamboule tout ce qu’on s’était dit ou imaginé.

Tout ce qu’il faut retenir c’est de faire tout cela avec amour et sincérité.

Merci Aline, Armelle et Aurélie !

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