Une nouvelle menace pour SNCF et Trenitalia à Lyon
La ligne Lyon-Paris, la plus rentable de France, pourrait bientôt accueillir un nouvel acteur. La société Claret, fondée en 2021 par un ancien patron d’Eurostar, a signé un accord avec SNCF Réseau pour obtenir des sillons sur cette ligne très fréquentée, selon l’Autorité de régulation des transports. Fondée par Nicolas Petrovic, ancien dirigeant d’Eurostar, et renforcée par la nomination d’Olivier Desfontaines au printemps 2024, Claret vise à offrir des trains à tarifs concurrentiels face à la SNCF et à Trenitalia, déjà présents sur cette ligne.
Opposée à une saturation croissante, la ligne Lyon-Paris doit faire face à plusieurs concurrents, notamment Trenitalia, qui opère depuis plusieurs années, et un projet encore en gestation de la Renfe. Pour faire face à cette concurrence, des travaux de modernisation sont en cours pour augmenter la capacité de la ligne, passant de 13 à 16 trains par sens à l’horizon 2030. La présence d’un nouvel acteur pourrait compliquer la donne dans cette vallée commerciale essentielle qui relie Lyon à la capitale française.
Les ambitions floues d’une société mystérieuse
Malgré l’obscurité entourant ses plans précis, Claret n’a pas encore dévoilé ses objectifs en termes de régularité, de nombre de trains ou de tarifs. Néanmoins, l’obtention d’un accord officiel avec l’ART constitue un premier pas crédible. La concurrence accrue s’inscrit dans un contexte où l’essor des trains à grande vitesse à Lyon traduit une demande croissante pour des trajets rapides et moins coûteux.
Ce contexte local s’ajoute également à une dynamique économique et d’innovation dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, où Lyon joue un rôle de plus en plus important dans le secteur des transports. La compétition sur cette route stratégique pourrait à terme bénéficier aux passagers, mais aussi poser des défis pour la viabilité économique des opérateurs existants.