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Hermanitas : rencontre avec sa créatrice, Louise !

Quand j’ai découvert la boutique Cam le Mac j’ai trouvé sur le coin d’une table des bandeaux en tissus colorés qui me plaisaient bien. « Hermanitas » m’avait alors lancé Sandrine et je m’étais empressée d’éplucher le compte Instagram de cette jolie marque lyonnaise lancée fin 2015 par Louise et sa soeur (d’où le nom si t’as pas fait espagnol LV2 au collège). 

Louise, qui es-tu ?

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Je suis lyonnaise et ingénieure agronome de formation. Mon rêve était de reprendre la ferme de mes grand-parents dans la campagne à côté de Bourg-en-Bresse. Ils avaient une exploitation de vaches laitières et je voulais reprendre l’activité tout en la faisant évoluer vers le maraîchage. Très loin de l’univers de la mode ! Après mes études à Montpellier, je suis partie voyager puis j’ai travaillé en tant qu’ouvrière agricole dans le sud de la France. Après plusieurs saisons, j’étais clairement au bout de ma vie, et ce projet a commencé à me faire flipper : me lancer seule, la région ne m’emballait pas des masses… Au final je suis revenue sur Lyon, et puis le projet Hermanitas a vu le jour et ne m’a plus quitté !

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J’ai mis un moment à me dire que j’étais créatrice. C’est le grand écart par rapport à mon domaine d’origine. Je venais de passer deux ans dans le milieu agricole, avec uniquement des mecs, les mains dans la terre toute la journée…d’un coup je me suis retrouvée à faire de petits apéros entre créatrices ! J’étais un peu perdue au départ, mais j’ai vite ravalé tous les préjugés que j’avais : sur la mode, sur la création, sur le milieu hyper féminin qui me faisait un peu peur j’avoue. Au final, il n’y a pas que des passionnées de mode dans ce milieu !

Tu nous présentes Hermanitas ?

Avec ma soeur, on tricotait beaucoup. C’est notre grand-mère qui nous a appris quand on était en prépa et qu’on révisait chez elle ! Un jour ma soeur me lance « on a plein de pelotes, on tricote, et si on faisait des bandeaux et qu’on essayait de les vendre ?! » J’ai dit pourquoi pas et puis je me suis laissée prendre au jeu. Ma soeur est partie travailler à l’étranger et j’ai poursuivi l’aventure seule. Je faisais des bonnets, des écharpes pour les copines, ça a débuté comme ça. 

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Les bandeaux en tricot en décembre, c’était sympa, mais en mars, il a fallu trouver autre chose ! J‘ai commencé à faire les bandeaux en tissu, et avec les chutes, des cotons démaquillants lavables ! Depuis peu je fais des chouchous aussi ! Les bandeaux en tissu disposent d’un fil métallique à l’intérieur pour qu’ils tiennent bien et sont faits avec des tissus que des copains me rapportent de voyage. Les prochains seront confectionnés dans un atelier de réinsertion, à Gorge de Loup dans le 9e, pour me libérer un temps de production pour d’autres produits. Je travaille chez moi et dans un espace de coworking dédié à la couture situé quai Saint-Vincent. 

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Il y a peu, j’ai collaboré avec Charlotte de la marque Kahobas qui fait de l’impression sur textile. Maintenant, je lui achète du tissu, du coton bio, puis elle imprime à l’encre à l’eau, plusieurs motifs. J’ai en projet de dessiner mes propres motifs et lui faire imprimer tout ça ! Un prochain challenge !!

On retrouve mes créations dans certaines boutiques à Lyon : Popeline, Cam le Mac, Raconte-moi la terre, Alchimie, et La Chouette Curieuse !

Le zéro déchet c’est important pour toi ?

Moi, personnellement, j’ai toujours été impliquée par un mode de consommation responsable. J’avais du mal à me dire que je vendais des bandeaux sans participer à quelque chose d’autre. Alors quand j’ai eu l’idée d’utiliser les chutes de tissu, d’ajouter un morceau de polaire de coton pour faire des cotons lavables, je me suis dit que j’avais ma réponse, mon engagement. J’ai envie de développer d’autres produits comme les sacs à vrac, les bee wraps. 

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Les cotons lavables, c’est pour moi le cadeau utile. Ça permet à des gens de passer un cap, qu’ils ne passeraient pas sans avoir le produit entre les mains. Ça prouve aux gens que ce n’est pas difficile, que c’est possible de changer ses habitudes. J’aime ce côté pédagogique.

Le tricot ça détend ?

Tout le monde me dit ça mais j’arriver à un stade où non non non j’en peux plus de tricoter !!! Quand c’est ton métier, ça te détend plus du tout ! Ça reste une activité manuelle, je m’évade en même temps… Mais quand t’es pressée, que t’as la pression… J’ai hâte de pouvoir retricoter pour moi.

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Ta bonne adresse lyonnaise !

Alyssaar, un restaurant syrien du 1er arrondissement. Il ne paie pas de mine, c’est un papy syrien qui tient ça depuis 20 ans. Il faut parfois être un peu patient mais ça vaut clairement le coup !! 

Merci Louise !

Pour retrouver les bandeaux et accessoires de Louise, rendez-vous sur son site internet !

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