Le féminisme dans la rue

Édito – En juin on parle féminisme

Combien de fois, j’ai entendu et j’entends encore de la bouche de nanas « je ne suis pas féministe« . Même de la part de certaines qui oeuvrent pour la cause des femmes. Comme si féminisme était un gros mot, un terme choquant, qu’il ne fallait pas prononcer. Vraiment ? Pourquoi ? Reprenons la base, la définition de notre ami Google. 

Féminisme : « Doctrine qui préconise l’égalité entre l’homme et la femme, et l’extension du rôle de la femme dans la société ». 

Ok. Bon, à part le mot « doctrine », qui renvoie à l’idée d’une pensée réduite à un groupuscule, on est plutôt sur une idée sympa non ? L’égalité entre l’homme et la femme ! Je ne vois pas où est le choquant… Pour notre bonne vieille encyclopédie Larousse, le féminisme est un « Mouvement militant pour l’amélioration et l’extension du rôle et des droits des femmes dans la société ». C’est là que ça se gâte à mon avis. « Militant », ça, ça fait peur. Là, tout de suite on imagine les Femen arborant fièrement leur poitrine nue pour revendiquer les droits des femmes. Elles sont féministes oui, et essentielles dans des sociétés où on invisibilise la femme. Féministes révolutionnaires et provocatrices, oui. Mais nous les femmes, nous n’avons pas le droit d’être en colère, ça fait tâche, c’est bien connu, et Rebecca Amsellem en parle très bien dans son livre (on vous en reparlera, forcément). Mais en soit, dire je suis féministe consiste simplement à dire « je suis pour l’égalité entre les hommes et les femmes ». Point barre. Un adjectif valable autant pour les femmes que pour les hommes. Evident. L’inverse sous-entend alors « je suis sexiste« . Gênant du coup. 

Ma mère m’a très tôt inculqué les valeurs du féminisme. A 12 ans, je savais qui était Olympe de Gouge, celle qui lança en 1791 un « femme, réveille-toi ! » dans sa déclaration des droits de la femme et de la citoyenne. Savoir est nécessaire, faire bouger les lignes demande plus de temps et de courage… 

Nous avions envie de consacrer ce mois de juin à des Lyonnaises qui se bougent, mènent des projets, portent des valeurs et initiatives féministes. Elles s’appellent Gabriella, Virginie, Claudia, Lucie, Sandrine, et Vanina. On vous les présente très vite.

Nous sommes féministes. Et vous aussi. 

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