Une femme assassinée à Saint-Priest : le drame touche Lyon et sa région
Un féminicide a eu lieu à Saint-Priest, dans la métropole lyonnaise, dimanche 26 octobre. Selon le parquet de Lyon, une femme de 38 ans a été tuée par arme blanche par son conjoint, un homme de 39 ans, au domicile du couple. La victime, dont le couple est de nationalité rwandaise, laisse derrière elle trois enfants âgés de 6, 9 et 12 ans. Ces derniers n’étaient pas témoins des faits, étant endormis dans leur chambre lors de l’intervention des forces de l’ordre.
La police a découvert la victime vers 22 heures, gisant au sol avec une blessure au cou. Les faits se seraient produits une heure plus tôt, selon une source policière. Le suspect, qui s’était réfugié chez une proche à Meyzieu, a été interpellé dans la soirée. Actuellement en garde à vue, il reconnaît les faits, précisent les autorités. La femme avait précédemment déposé deux plaintes, en 2014 pour des menaces de mort et en 2019 pour violences conjugales, mais ces plaintes avaient été classées sans suite.
Le maire de Saint-Priest, Gilles Gascon, a exprimé sa tristesse face à ce drame. Il s’est rendu sur place pour assurer la sécurité des enfants, confirmant la gravité et la fréquence des féminicides, évoquant la nécessité de poursuivre la lutte contre ces violences. Les chiffres officiels sont alarmants : pour l’année 2024, 107 des 138 homicides conjugaux recensés concernent des femmes. La majorité des auteurs de ces féminicides sont des hommes (80 %), et dans 9 % des cas, les enfants étaient présents sur les lieux lors des attaques.
Ce terrible incident rappelle la nécessité d’une vigilance accrue face aux violences conjugales, souligne la response des autorités. Les « tragédies trop nombreuses » mettent en lumière l’importance d’un soutien renforcé aux victimes et de la prévention des feminicides. La région lyonnaise n’échappe pas à cette triste réalité, qui mobilise de plus en plus de contestations et de mesures pour lutter contre ces violences faites aux femmes, comme le souligne la réaction du maire et les chiffres officiels du ministère de l’Intérieur.