Édito de juin – Devenir maman

Le 22 août dernier, lorsque j’ai vu un petit « + » s’afficher sur mon test de grossesse, j’ai immédiatement entendu une petite voix me lancer « ça va ? T’es contente ? ». Je l’étais, et en même temps il fallait que j’en sois là pour vraiment savoir. Je l’étais, et en même temps, ce petit « + » annonçait tellement de changements dans ma vie. J’étais partagée et en même temps ça faisait 8 mois que j’attendais ça…

Je me souviens d’un déjeuner il y a quelques années avec ma rédactrice en chef de l’époque. Elle, la quarantaine sans enfants affirmait « les gens font des enfants pour s’occuper« . Sa phrase m’avait d’abord choquée puis fait réfléchir. Moi, je ne me suis jamais ennuyée.

Je crois que devenir mère était l’une des choses que je redoutais le plus. Ça, et la mort. Et comme la première implique parfois la seconde, ça n’arrangeait rien… Je redoutais l’accouchement -le pack complet : péridurale, enfant mort-né, hémorragie- et je redoutais aussi beaucoup l’après. Le fameux « baby blues« . Qui peut prendre plusieurs formes et durer de quelques jours à plusieurs mois… Moi, je redoutais surtout de ne pas me reconnaître dans ce nouveau rôle et de regretter ma vie d’avant.

Puis le 15 avril est arrivé. Je suis arrivée à 8h30 à l’hôpital pour le déclenchement de mon accouchement… Plutôt sereine et ravie (dans la mesure du possible) de dire au revoir à cet énorme ventre (1m21) qui pesait lourd et m’empêchait de faire 500 mètres à pied.

A 17h30, ils étaient tous les deux là. Moi, j’étais toujours en vie, les yeux humides mais bien là. 

J’ai immédiatement su ce qu’il fallait faire, comment il fallait agir. Je ne parle pas de la technique -bain, toilette, change- que je n’ai pas pu gérer les premiers jours car je ne tenais pas debout, mais du feeling, du rapport émotionnel avec eux. Je n’ai jamais douté de moi, j’ai immédiatement eu confiance en moi par rapport à eux. Comme une force d’être leur maman. 

Alors attention, je ne dis pas que tout est rose, que je ne les déteste pas quand ils ne veulent pas dormir, que je n’ai pas eu de chute d’hormones. Bien-sûr que si. Mais je peux dire aujourd’hui que ce rôle que je redoutais tant, j’apprends à lui faire une place dans ma vie.

C’est plus d’organisation, moins d’improvisation mais je ne regrette rien

En juin, on parle du fait de devenir maman sur Carnet Lyonnais !

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